Hyangmok Baik: Have You Ever Fallen in Love?
La 193 Gallery est heureuse de présenter la première exposition personnelle d’Hyangmok Baik à Paris. Cela marque sa présentation solo d'inauguration avec la galerie, suite à sa participation à l’exposition de groupe How It’s Going, organisée par Andy Dixon en novembre 2024 à la 193 Gallery Paris, ainsi que la présentation de son travail à Untitled Art Fair à Miami en décembre 2025 et à Art SG à Singapour en janvier 2026.
Hyangmok Baik (né en 1990, Corée du Sud) développe une pratique picturale construite sur des surfaces denses et tactiles qui engage avec les hiérarchies traditionnelles de la représentation. Ses toiles sont construites à travers des compositions en couches, des perspectives aplaties et des relations de couleurs changeantes, ce qui donne lieu à des images à la fois immédiates et en tension constante. S’appuyant sur des sources bibliques, mythologiques et historiques de l’art, il réactive des motifs familiers—figures, natures mortes, fragments de corps—en les déplaçant et en les recombinant avec des éléments banals ou anachroniques, troublant subtilement leurs significations originales, tout en cultivant l’ambiguïté dans laquelle des récits figés se dissolvent dans des champs picturaux ouverts où les références temporelles et culturelles se superposent.
Dans cette exposition intitulée Have You Ever Fallen in Love?, Baik explore les turbulences émotionnelles de l’amour à travers un ensemble de peintures peuplées de figures instables et théâtrales. Une œuvre représente un homme fumant une cigarette devant l’Arbre d’Éden, sous le regard d’Adam, d’Ève et du serpent, tandis qu’une autre figure masculine, partiellement camouflée à l’arrière-plan, semble chuchoter à son oreille. Ailleurs, les personnages apparaissent à genoux dans des gestes de supplication ou de désir, sont empêtrés dans des triangles amoureux mouvants qui suggèrent des dynamiques instables d’attraction et de pouvoir, ou chevauchent des destriers blancs évoquant à la fois l’idéalisation romantique et sa fragilité inhérente.
À travers l’exposition, la figure du cygne blanc se répète comme un leitmotiv, sa prononciation coréenne baegjo (백조) faisant écho au propre nom de famille de l’artiste et introduisant une subtile couche de résonance linguistique et symbolique. Oscillant entre vulnérabilité, excès et ironie, les œuvres mettent en scène l’amour comme espace de projection, de déséquilibre et d’intensité émotionnelle. Pour la première fois, l’artiste présente également une série d’œuvres sur papier, prolongeant ces préoccupations dans un registre plus immédiat et intime.


