Au printemps 2013, il faisait beau à Kyoto. Un petit noyau d’artistes, de passionnés de photographie et d’aventuriers de l’image était réuni pour la première fois autour d’un projet un peu fou, baptisé Kyotographie. Déclic ? L’association sonore immédiate avec son thème, la photographie.
« Chaque année, en fonction des artistes présélectionnés, on va voir nos partenaires en ayant anticipé le projet qui leur sied le mieux ; on essaye de faire des “mariages” pertinents qui aient du sens pour eux et pour nous », explique Lucille Reyboz dont l’énergie communicative bluffe les grands pros du marketing. De fait, après Chanel, le compagnon des débuts qui soutient cette année la rétrospective Linder Sterling au Nexus Hall, sont venues les maisons Dior (Lebohang Kganye, reine sud-africaine d’une scénographie immaculée dans les dépendances du temple bouddhiste Higashi Hongan-ji), Van Cleef & Arpels (Juliette Agnel au plus près du tatami dans la maison traditionnelle du Yuuhisai koudoukan), Agnès B (Anton Corbijn et les stars de la musique dans le labyrinthe inventé au cœur de la Shimadaï Gallery Kyoto, ancienne brasserie de saké datant du XVIIIe siècle) ou Longchamp (la Kényane Thandiwe Muriu dans les espaces lisses et soyeux de Kondaya Genbei, haut lieu du obi d’apparat).


